Les différentes phases d’une dépendance au jeu d’argent

Sans exception, les êtres humains sont tous à la poursuite du bonheur. Si certains trouvent du réconfort dans des activités comme le sport, l’art, les produits, etc. D’autres choisissent les jeux d’argent. Mais comme toute activité pratiquée de manière excessive, les jeux d’argent peuvent entrainer une conduite addictive chez certains joueurs. La dépendance aux jeux d’argent suit un processus déterminé.

La phase de gloires

Souvent, l’attirance pour les jeux d’argent et de hasard peut trouver sa source dans un besoin de vivre de nouvelles expériences ou encore suite à des problèmes financiers. Dans la majorité des cas, un individu ne continue de jouer que s’il a gagné à ses débuts. Et généralement, les débutants gagnent toujours et des sommes importantes même. Séduit par la sensation de toujours gagner, les émotions ressenties et qu’il a gardées de ses précédentes victoires, le joueur entre dans la phase de gains. Ces derniers sont une source d’exaltation qui va conduire le joueur à se concentrer de plus en plus à ses tactiques de jeu. Certain d’avoir l’habileté et l’intelligence nécessaires, voir la chance pour contrôler le hasard, il va continuer à jouer en remisant ses gains initiaux. Ce comportement se justifie par une pensée, qui du point de vue du joueur a sa logique : si j’ai pu gagner une fois, pourquoi pas cette fois-ci également ? Et le processus est lancé. Il finit par adopter une conduite addictive en mélangeant le plaisir de jouer et l’espoir de gagner.

La phase de perte

Mais la roue tourne et le joueur se fait vite rattraper par la réalité. Un jour ou l’autre, il perd. L’espérance de pouvoir regagner le maintient dans le jeu et l’encourage à hausser ses mises. C’est le début de la phase de perte. Quand une personne devient accro aux jeux d’argent et de hasard, les difficultés financières intensifient son désir de regagner l’argent qu’il a perdu. Dans ce cas, il peut même aller jusqu’à faire des chèques sans provision ou à contracter de crédits. Certains joueurs jouent même en engageant leur famille. Cette dernière doit s’acquitter des dettes en cas de perte. Conséquence, tous ses revenus se trouvent engagés dans le jeu, et généralement il finit par contracter des dettes auprès de sa famille, de ses proches et même des inconnus. Le joueur voit le jeu comme une solution et non un problème, et ne se rend pas du tout compte de ses excès.

La phase de désespoir

Même lorsque le joueur ne gagne plus et accumule les dettes, le jeu reste la seule préoccupation de son esprit. De ce fait, il va chercher par tous les moyens de trouver l’argent nécessaire pour pouvoir rejouer et regagner ce qu’il a perdu. Dans cette phase, le jeu devient alors une véritable obsession pour le joueur. À ce stade, pour lui, jouer est le seul moyen qui puisse le sortir de ces problèmes et que tôt ou tard, sa chance finira par lui revenir. Que gagner est la seule alternative lui permettant de payer ses dettes et recommencer à zéro. Ici, le plaisir n’existe plus, le joueur n’est plus. Seul reste une répétition d’habitudes. Cette phase peut le conduire dans un état de dépressions causé par la nostalgie des périodes de gloires initiales, mais également des sentiments de honte. Un état qui pourrait lui être dévastateur.