Avant tout
Tout d'abord, il faut savoir que notre site est fait pour vous donner des bases, un début d'explication et la possibilité d'interagir avec toute la communauté concernée par l'addiction au jeu via le forum. La partie qui va suivre ne va donc pas vous expliquer entièrement ce qu'est l'addiction au jeu mais va vous donner un début de réflexion, d'explication. Pour en savoir plus, nous vous proposons notre forum, une bibliographie ou encore un carnet d'adresses qui vous permettra de prendre rendez-vous avec des spécialistes. Le contenu de ce site aura été vérifié à la fois par des joueurs et par des spécialistes de l'addiction au jeu.

L'addiction en quelques mots
Les jeux vidéo, sur console ou sur ordinateur, chez soi ou en salle, seul, avec des amis, ou en réseau online, peuvent provoquer une dépendance (stade ultime de la consommation pathologique - voir les différents niveaux de consommation) chez certaines personnes (une minorité). Mais, sans aller jusqu'à l'addiction, une pratique régulière peut parfois être difficilement perçue par son entourage et suffire à provoquer des tensions entre joueurs et non-joueurs. C'est probablement pour cette raison que les mots "dépendance" ou "addiction" sont parfois mal utilisés.

Au même titre que les drogues, on peut parler de réelle addiction et on retrouve des troubles psychiques similaires avec perte d'intérêt et appauvrissement de la vie affective, relationnelle et intellectuelle. On peut même voir apparaître des troubles physiques comme un amaigrissement important chez les joueurs en excédent de poids qui passent tout leur temps devant l'écran et en oublient de manger.

On parle d'addiction quand le jeu vidéo devient le principal centre d'intérêt voir l'unique, au détriment des autres activités (relationnelle, professionnelle, scolaire, loisir, sport…) La notion de repli sur soi même est d'ailleurs quasiment toujours retrouvée. Cette addiction est particulièrement préoccupante lors de l'adolescence, période importante où jeux et scolarité ne font pas bon ménage. Il est souvent difficile de faire la différence entre véritable passion et addiction, la limite reste floue.

Les jeux les plus à même d'entraîner une telle dépendance sont les jeux de rôle en ligne massivement multijoueurs (MMORPG) où le joueur évolue dans un univers persistant, tels que Dark Age of Camelot, Everquest renommé Evercrack par certains, Guild Wars, Dofus, (World of Warcraft ou Flyff. Ils ont comme particularités qu'on y joue en réseau, "online", avec d'autres joueurs, et que pour les MMORPG, l'univers continue d'évoluer même lorsqu'on ne joue pas ce qui incite à jouer beaucoup et, surtout, ils sont sans fin, le but étant simplement de faire progresser et évoluer son personnage dans ces univers virtuels. Contrairement aux FPS où l'univers n'évolue pas une fois le joueurs "déconnecté", une fois que le joueur quitte la partie.

Tout le monde n'est pas susceptible de devenir dépendant aux jeux vidéo mais certains sont plus fragiles que d'autres. Il faut savoir que dans la majorité des cas, l'addiction au jeu n'est pas une cause mais une conséquence de mal être. Par exemple, l'adolescent qui éprouve de la difficulté à accéder à l'autonomie au sein de la cellule familiale va, en jouant beaucoup, en coupant en quelque sorte les liens avec le monde réel, chercher à montrer sa différence, son indépendance, son autonomie. Mais tout cela sans réellement partir, sans claquer la porte ou sans chercher une confrontation directe comme le feraient certains.

L'addiction par Mehdi ZOURGANI
Je suis accro... enfin complètement addict quoi !

Accro à une série, addict à la musique... quelle différence ?
Y en a t il seulement une ?
Avant de tenter une approche qui aura pour but de sensibiliser à la question de l'addiction au jeu (jeu dit pathologique) il est intéressant d'observer la confusion qui règne dans nos propres propos.

En écoutant les jeunes et les moins jeunes on réalise qu'ils sont incapables de les distinguer...et pour cause étant donné leur équivalence.
Le terme "accro" renvoie à quelqu'un qui est "dépendant d'une drogue" au sens premier du terme et à quelqu'un qui est "passionné" au sens familier.

Cette simple constatation, sans nous plonger dans un cours d'étymologie improvisé nous permet de constater que le sens familier "d'accro" n'est pas pour autant contradictoire ou moindre quant au sens premier, au contraire il renvoie à la notion de passion qui, petit rappel, est " une émotion très forte" et peut parfois avoir tendance à aller "à l'encontre de la raison"

Le terme "addict" quant à lui est un anglicisme et induit directement "l'addiction" (mais dont l'origine première vient du vieux français).
Le notion d'addiction se définit par un attachement exclusif à quelque chose et une situation de dépendance. Toute l'existence du sujet se trouve centrée autour de la répétition d'une expérience, au détriment d'investissements affectifs ou sociaux.

Ce qu'il faut garder à l'esprit dans le sujet nous intéressant ici - l'addiction aux jeux d'argent ou aux jeux vidéo - concerne ce que l'on nomme les "addictions sans drogue" . Néanmoins cette notion n'amoindrit en rien la gravité de ce type de dépendance.
Un autre point est le fait qu'il ne faut pas amalgamer jeux d'argent et jeux vidéo dans le domaine des addictions.


De la notion des addictions dans le domaine de la santé

L'introduction du "jeu pathologique" dans le DSM (qui est un outil de classification des troubles mentaux) ne date que de 1980 (DSM III) puis en 1994 (DSM IV). Cette simple constatation permet de relativiser


"Pratique inadaptée, persistante et répétée du jeu, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :

1/ Préoccupation par le jeu (p. ex. préoccupation par la remémoration d’expériences de jeu passées ou par la prévision de tentatives prochaines, ou par les moyens de se procurer de l’argent pour jouer).

2/ Besoin de jouer avec des sommes d’argent croissantes pour atteindre l’état d’excitation désiré.

3/ Efforts répétés mais infructueux pour contrôler, réduire ou arrêter la pratique du jeu.

4/ Agitation ou irritabilité lors des tentatives de réduction ou d’arrêt de la pratique du jeu.

5/ Joue pour échapper aux difficultés ou pour soulager une humeur dysphorique (p. ex. des sentiments d’impuissance, de culpabilité, d’anxiété, de dépression)

6/ Après avoir perdu de l’argent au jeu, retourne souvent jouer un autre jour pour recouvrer ses pertes (pour se « refaire »)

7/ Ment à sa famille, à son thérapeute ou à d’autres pour dissimuler l’ampleur réelle de ses habitudes de jeu

8/ Commet des actes illégaux, tels que falsifications, fraudes, vols ou détournement d’argent pour financer la pratique du jeu

9/ Met en danger ou perd une relation affective importante, un emploi ou des possibilités d’étude ou de carrière à cause du jeu

10/ Compte sur les autres pour obtenir de l’argent et se sortir de situations financières désespérées dues au jeu

Sans simplifier cette classification, il est légitime de s'inquiéter et de tenter de se renseigner auprès de spécialistes
A ajouter que la précédente classification concerne en particulier le jeu pathologique et plus précisément le jeu d'argent mais peut, dans certaines circonstances s'adapter aux addictions au jeu vidéo. Le point commun pour les jeux pathologiques demeurent bien souvent la recherche de nouvelles sensations fortes, sans cesse à renouveler.

D'un point de vue purement "social", ce que l'on peut observer c'est la situation problématique du jeu d'argent de par la multiplication des offres ainsi que la facilité d'accès à celles-ci. Les domaines peuvent même se croiser si l'on prend par exemple les offres de poker en ligne. Entre jeu vidéo et jeu d'argent avec pertes financières réelles.
Un point sur lequel il serait intéressant d'être vigilant car émergeant avec la "poker mania" datant de quelques années.


Comment repérer que mon enfant est "addict" ?

La grande question reste celle-ci. L'une des plus fréquente également est "à partir de combien d'heures mon fils est il accro aux jeux vidéo ?"
Il s'agit d'une erreur de la part des parents, bien légitime car le temps demeure le seul outil de mesure face à l'incompréhension, que de mesurer en tranche horaire la possible addiction aux jeux vidéo de leur enfant.
Il n'est pas question de "quantitatif" ni totalement de "qualitatif" non plus. Bien entendu, il est bien connu que les émotions et les sensations fortes que suscite la pratique vidéoludique (même d'un point de vue neurologique) reste indéniable mais il est plus intéressant de parler de "sensibilité".

Au même titre que la grande "paranoia" datant de quelques années suite aux scandales des crises d'épilepsie suite à des pratiques vidéoludiques (mais aussi à la diffusion d'un épisode d'un dessin animé bien connu) il faut nuancer en précisant que certains individus sont davantage plus à même de devenir dépendant, plus "sensibles" face à la pratique des jeux vidéo (également applicable au domaine des jeux d'argent).

Bien entendu c'est bien souvent la question des enfants, et aussi des adolescents qui interroge.
Les adolescents davantage de par leur situation de "transition" et de "transformation" et qui nécessite une attention toute particulière.

Néanmoins nuançons et concluons en précisant qu'une préoccupation excessive peut avoir des effets contraires sur l'enfant et l'adolescent.
Il n'y a pas de solution "miracle" si ce n'est une communication et un intérêt pour la pratique qui peut vous sembler persistante de votre enfant (qu'elle soit vidéoludique ou non d'ailleurs !).
Il ne s'agit pas de dénigrer et de se poser d'emblée en juge absolu avec des répliques type "Qu'est ce que tu fais encore sur ta console/ordinateur? Encore à jouer? Tu n'as pas mieux à faire ?".

Bien entendu la proposition d'une activité autre que le jeu vidéo est judicieuse mais doit être amenée de manière naturelle et non comme une corvée.
Tenter de s'intéresser et même pourquoi pas d'apprendre, sur les jeux pratiqués par votre enfant, dans quelle intention et de déterminer leur effet (toujours sans virer à l'interrogatoire!) demeure la position la plus sage à adapter.

Il ne faut pas oublier que tout comme vous vous intéressiez aux pratiques ludiques de votre enfant dans les premières années de sa vie, le geste vidéoludique s'en rapproche également. Inutile donc de considérer la console ou l'ordinateur comme l'ennemi à abattre lorsqu'il s'agit parfois d'autres barrières requérant davantage de communication qui sont réellement à avoir à l'esprit.

C'est donc en communiquant de manière spontanée - c'est à dire ni excessivement, ni de façon trop permissive - que le rapport des parents face aux jeux vidéo peut évoluer de manière saine en faisant que ce dernier demeure un plaisir....à consommer avec modération!


Par Mehdi ZOURGANI, Psychologue

En savoir plus sur l'addiction
Comme déjà dit, notre site n'a pas la prétention d'expliquer entièrement l'addiction au jeu vidéo. Néanmoins, nous vous proposons différentes rubriques pour mieux comprendre ce phénomène.


Consommation

Vous trouverez dans cette rubrique les différents niveaux de consommation, de l'occasionnel à la dépendance.


Addict ou pas ?

Différents questionnaires existent pour déterminer si un joueurs est addict ou pas. Nous vous en donnons quelques uns.


Bibliographie

Vous trouverez ici des ouvrages très complets sur l'addiction au jeu qui est très facile de commander chez vos libraire préféré. Il en existe d'autres mais que nous n'avons pas encore lu et que nous ne pouvons donc logiquement pas vous conseiller.

Ils nous soutiennent :
Azilum Gaming communauté cod4 Site du clan GIM association ICAA - AirSoft
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